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IAPA : Abdelilah Chahidi s’adjuge la médaille d’or

L’artiste-peintre  marocain Abdelilah Chahidi vient  de  remporter  la médaille d’or de la créativité, pour le Prix international des professionnels de l’art «IAPA» au titre de l’année  2020. Ce prestigieux  prix  lui a été attribué par la Fondation pour l’Académie internationale des arts en reconnaissance à l’évolution constante  de ses oeuvres, fruit de plus de trois décennies  de travail  et  de  recherches. 
Abdelilah Chahidi
Abdelilah Chahidi

Artiste à la démarche expérimentale et au parcours brillant, Abdelilah Chahidi s’appuie sur un conflit de matières qui s’opère grâce à des mélanges de pigments, venus tout droit des Provinces du Sud marocain sous forme de pierres qu’il soumet à un traitement chimique minutieux dans son atelier/laboratoire  afin d’obtenir des couleurs nuancées, proches de la nature.

Beauté, harmonie, idéal… autant de canons esthétiques sont réinterrogés  dans ses oeuvres de façon sublime. Le corps féminin se profile ici comme un agrégat de détails nets qui n’arrivent pas à faire un.  En témoignent ses œuvres récentes qui s’inscrivent dans une logique de continuité dans la rupture. En somme, ses travaux se profilent comme le fruit de trois décennies d’une quête intérieure en vue d’allier les sentiers nouveaux du volume et l’éclat du jaillissement de sa palette si riche mais également de ses recherches plastiques.
Ainsi, n’avoir besoin que de l’évasion, dans la solitude pour trouver le bonheur pour cet artiste rejoint l’idée rousseauiste dans ses promenades d’un tableau à l’autre, comme des fenêtres ouvertes… Jean Jacques Rousseau  dit : «J’ai appris par ma propre expérience que la source du vrai bonheur est en nous». Et pas ailleurs.  C’est avant tout cette liberté de créer qu’il aime et par laquelle il se définit.
Une expérience rare, mais porteuse, dans la manière de vivre et de penser l’art, chez cet artiste-peintre  inclassable pour qui la lumière et la couleur sont de véritables compagnons d’un long parcours commencé il y a plus de 37 ans.
Sa peinture aux nombreux effets auxquels  l’appui presque exclusif sur la couleur n’empêche jamais sa vision de rester celle d’un philosophe. Ses nouveaux travaux promènent notre regard entre le surréalisme exubérant de couleurs et de poésie et une série dans les nuances où des corps à corps surgissent à peine pour indiquer le sublime et le beau chez ce plasticien visionnaire de par ses rythmes et de perspectives hyper-réalistes.  Et cela se reflètent sur ses sujets.  De la mythologie aux sujets représentant la condition de la femme, ses droits, sa liberté, en passant par des thèmes autour des grandes questions de l’heure comme les bouleversements politiques  du monde, Chahidi réussit à nous faire vivre ce même voyage des sens lorsque nous nous laissons emporter par chacune de ses peintures. Un interlude et une parenthèse enchantée assurés.  Et l’on demeure toujours fasciné par la quintessence de ses formes abondantes.
Il s’agit ici d’une expérience nouvelle/renouvelée profonde que celle de se sentir emporté et guidé par l’inspiration créatrice.  C’est pourquoi ses toiles sont traitées d’instinct, en touches disciplinées et taches organisées qui s’assemblent avec talent et se révèlent subtils en tonalités optimisées. Légèreté de la matière et ondes délicates dans un agencement qui exprime une évolution constante et une assurance qui gagnent en sobriété, en symbiose avec la sensibilité de l’artiste.
Regarder ses  œuvres c’est aussi rencontrer la sincérité et une certaine conviction qui ne nous laissent pas insensibles. De ce procédé créatif cherchant un équilibre entre la nécessité du contrôle et le défi de l’impromptu se dégage une grande sérénité et zénitude.  Ainsi la lecture de ses tableaux provoque, chez les passionnés d’art, un effet de lâcher prise sur le conventionnel et qu’ils éprouvent un certain plaisir en y trouvant leurs propres références et repères d’appartenance, tout en se surprenant à y voyager librement. Le plasticien  Abdelilah  Chahidi  exposera ses oeuvres récentes en décembre prochain à la Villa des Arts de Casablanca.
Ayoub AKIL
Bio-express: 
Entre la peinture et Abdelilah Chahidi, c’est 30 ans d’amour et de passion.  Ce plasticien natif de Casablanca  en 1959, qui vit et travaille à Mohammedia, est depuis 2017, ambassadeur de Mondial art Academia en France en qualité d’officier académicien en reconnaissance de son parcours riche à plus d’un titre.  Lauréat de l’Ecole des beaux-arts de Casablanca et du Centre régional pédagogique de Rabat, l’alchimiste, comme aiment à le surnommer ses contemporains et les critiques d’art d’ici et d’ailleurs, compte à son actif plusieurs expositions dans les quatre coins du monde, doublées par des distinctions et des prix.  On citera l’exemple des consécrations qu’il a obtenues, dans la ville italienne Lecce, en fin 2017, par l’Académie internationale des Arts : le « PrixGuerrieri di Riace» (Les Guerriers de Riace) pour sa carrière artistique, et le «Prix Victor Hugo» pour les droits de la femme. A retenir aussi que le plasticien Abdelilah Chahidi a glané le grand prix de la catégorie « peinture surréaliste » au titre de la compétition « meilleure œuvre plastique arabe dans le monde » (le trophée mondial des créateurs arabes) dans le cadre du Forum International des arts plastiques « Art London International Exhibition &Awards » initié par l’organisme mondial des prix créatifs Arabs Group.

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