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Boubker Jdahim, l’adversaire loyal !

Boubker Jdahim fut un dirigeant qui a marqué de son empreinte indélébile le sport en général et le football en particulier. Aux côtés de grands présidents tels Abderrazak Mekouar ou Nasreddine Doubllali, ce fanatique du grand club casablancais a bataillé pour que le Wydad garde son statut d’équipe légendaire, toujours à l’avant garde du football national et continental. Ceci dans les règles les plus strictes de l ‘esprit sportif.
Mustapha Abou Ibadallah, Journaliste chroniqueur

Homme d’autorité il a toujours évité d’interférer dans le déroulement du championnat. Ainsi il aimait répéter que le Wydad n’avait besoin de personne pour imposer sa suprématie comme il l’a toujours fait depuis sa création. Amoureux fou de son Wydad, Boubker Jdahim lui arrivait, souvent, de crier son courroux vis à vis de certains arbitres qu’il pensait avoir lésé son équipe lors de certains matches. Mais ceci dans le strict respect de l’instance dirigeante de notre football. Car Boubker Jdahim était un rival loyal qui jouissait de l’estime de ses pairs, à commencer par ceux du Raja. D’ailleurs le président Abdelkader Retnani vient de lui rendre un vibrant hommage vantant les qualités sportives et humaines de ce dirigeant hors-pair. Abdellatif Semlali, Abdelwahed Maach, Abdellatif Lasky, Abdelaaziz Lemsioui ou Rachid Boussairi, s’ils étaient encore de ce monde auraient fait la même chose eux qui savaient que Jdahim était un adversaire coriace qui leur tenait tête dans les règles de l’art, sans manigances ni complot.

En 2001 alors que nous revenions de Tunis où le Wydad avait rencontré l’Étoile du Sahel en Coupe de la CAF, j’avais pris place dans l’avion aux côtés de Boubker Jdahim. Au cours des deux heures de vol entre Tunis et Casablanca, j’ai découvert en Boubker Jdahim un homme qui respirait l’amour du Wydad. Hormis sa famille bien entendu, il ne vivait que pour cette équipe qu’il adorait jusqu’aux entrailles. Homme cultivé, Jdahim avait une passion, celle de la poésie. Or la majeure partie de ses recueils était consacrée au Wydad et à ses prouesses. Et chaque fois que j’avais l’occasion de l’avoir au téléphone il aimait à me lire certains de ces poèmes écrits à la gloire du Wydad. Il savait que j’étais rajaoui mais il ne me tenait pas rigueur et me disait en plaisantant : « J’aime avoir l’avis d’un Rajaoui sur ce que j’écris sur son frère ennemi ».
Elles étaient belles tes poésies cher ami comme ton âme.
Repose en paix !

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