Toujours performante, CIH Bank ne s’o-fisc pas…

  • Marocains partout
  • 14 Septembre 2017 - 12:29

Ahmed Rahhou, PDG de CIH Bank, accompagné de Lofti Sekkat, DG adjoint du groupe, dévoilé lors d’une conférence de presse mardi 12 septembre à Casablanca les résultats sociaux et consolidés du 1er semestre 2017. Outre l’élargissement de son réseau national avec l’ouverture de 4 nouvelles agences, la banque pionnière en matière du digital a surtout marqué des points par rapport à la concurrence avec le démarrage plus que réussi  de l’activité de sa banque participative Umnia Bank. En gros, il s’agit d’un semestre positif surtout en matière commerciale, comme l’a souligné M. Rahhou. En effet, CIH Bank surperforme le secteur bancaire sur la majorité de ses réalisations. Il y a eu une belle progression des dépôts clientèle de +7,5% (contre +4,5% pour le secteur), portée notamment par les dépôts à terme (+15,2%) et les comptes chèque et épargne (+8,8% et +7,3%). Et si les crédits immobiliers sont en net ralentissement, hors promotion immobilière, c’est surtout une conséquence de la politique de diversification du groupe, les crédits hors immobilier qui ont bondi de +49,6%.

Sur les six premiers mois de 2017, le résultat net de CIH Bank ressort en retrait de 33,1 % à 144,7 millions de dirhams (MDH), sous l’effet de l’impact du contrôle fiscal. A ce sujet, Ahmed Rahhou a rappelé que CIH est la seule banque catégorisée auprès de la DGI avec qui elle entretient d’excellentes relations. Il a ainsi expliqué que le contrôle concernait une « interprétation différenciée sur les provisionnements». Indépendamment de cet événement non récurrent, le produit net bancaire (PNB) consolidé s’accroît de 7,8 % à 983,9 MDH. Cette évolution est due à la croissance de la marge nette d’intérêt -MNI- (+2,8 % à 739 MDH) ainsi que l’appréciation des résultats des opérations de marché. Le PNB social ressort, lui, en hausse de 11,4 % consécutivement à l’amélioration de 3,2 % de la MNI, tandis que celui de Sofac progresse de 13,3 % profitant notamment d’une augmentation de 11,7 % de la MNI. S’agissant du coût du risque, il s’établit à 152,1 MDH (contre 105,8 MDH au S1 2016 et 116,6 MDH au T1 2017), vraisemblablement en l’absence de récupération sur cession d’actifs, soit un taux de coût du risque de 0,37 %. Dans ces conditions, le résultat d’exploitation recule de 33,2 % à 171,3 MDH.

 

 

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