COP22

Mohammed VI : «Sommes-nous sur la bonne voie?»

  • 15.11.2016 - 17:14
  • Avec MAP

A Marrakech, où se tient actuellement la 22e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22), SM le Roi Mohammed VI a insisté dans son discours aux participants sur la nécessité «d’œuvrer pour l’unification de l’éducation aux questions de l’environnement». Le souverain n’a pas manqué de souligner l’importance de […]


COP22

Khalil Hachimi Idrissi : «On doit produire un contenu environnemental et écologique»

  • 11.11.2016 - 15:13
  • MAP

Les institutions médiatiques du pourtour méditerranéen sont interpelées plus que jamais par les questions de l’environnement et de l’écologie mondiale et leurs impacts sur la planète, a souligné, vendredi à Marrakech, le Directeur général de l’agence marocaine de presse (MAP), Khalil Hachimi Idrissi, lors de l’ouverture de la 2e Réunion des journalistes des agences de […]

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ONU : Le projet de Dar Si Hmad, grand gagnant !

 

Le Prix de l’initiative des Nations unies « Elan pour le changement » a été remis, durant de la COP22 à Marrakech, au projet pilote marocain de récolte de l’eau du brouillard, porté par Dar Si Hmad, une ONG menée par des femmes aux environs de Sidi Ifni, au côté de 12 projets étrangers issus de quatre continents. La cérémonie de remise des prix, qui s’est déroulée en présence du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et de Bertrand Piccard, PDG de Solar Impulse et Ambassadeur itinérant du PNUE, ainsi que d’autres célébrités, a été l’un des événements les plus dynamiques et les plus passionnants de la COP de Marrakech, avec des vidéos, des photographies et des spectacles musicaux inspirants.

Dans une allocution à cette occasion, le Secrétaire général des Nations Unies, s’est dit « particulièrement impressionné par la pérennité des initiatives », qualifiant les lauréats de « rois sans couronnes ». M. Ban a, par ailleurs, décrit l’initiative des femmes marocaines comme étant « incroyable » et une source d’inspiration pour l’avenir. Bertrand Piccard, qui était le maître de cette cérémonie, a affirmé que « les énergies renouvelables sont le marché du 21ème siècle, celui qui va générer de l’emploi, du profit et de la croissance verte », ajoutant que « désormais nous n’avons plus besoins d’être écologiques, il nous suffit d’être logiques ». En ce sens, il a estimé que « « la COP peut être le promoteur de toutes les technologies qui rendront le monde plus riche, pas seulement plus propre ».

Outre le projet marocain, les autres activités primées comprennent, entre autres, un projet mené par Google qui pourrait catalyser le marché du solaire sur les toits des maisons pour des millions de personnes à travers les États-Unis; la première taxe de l’Amérique du Nord pour des revenus neutres qui met un prix sur la pollution au carbone et un projet qui a mis en place la première norme spécifique aux femmes pour mesurer et monétiser les bénéfices de l’autonomisation des femmes tirés de l’action climatique. Le projet de « récolte de l’eau de brouillard pour un écosystème résilient et durable » consiste à collecter l’eau de rosée pour la transformer en eau potable au profit de la population de la commune Tnin Amellou, dans les environs de Sidi Ifni.

Il est réalisé dans les montagnes de Boutmezguida où sont construits, à 1.225 m d’altitude vers le Nord-Ouest, des filets en polypropylène qui servent à piéger l’eau contenue dans le brouillard. Il comprend 600 m2 de filets capteurs (20 unités de 30 m2), deux citernes de stockage d’une capacité totale de 500 m3, d’un puits de forage, 9.000 m linéaires de canalisation, 20 branchements domiciliaires, 4 réservoirs et autant de stations de reprise, un système de filtration et de stérilisation et d’un observatoire du brouillard, le premier du genre au monde. Ce projet est destiné à produire de l’eau potable au profit de la population locale, ainsi que de l’eau destinée aux besoins du bétail dans cette zone qui compte 5 villages, deux écoles rurales et une medersa. La quantité moyenne quotidienne d’eau de brouillard récoltée est de l’ordre de 6,3 m3 par jour.

 

Le principe du captage de l’eau de brouillard doit obéir à trois paramètres. Premièrement, il faut être dans une région avec beaucoup de brouillard, deuxièmement il faut être dans une zone avec anticyclone et à côté d’un océan avec une eau froide et troisièmement il faut disposer d’un relief, un obstacle naturel, généralement une montagne assez haute, entre 500 et 600 mètres au-dessus du niveau de la mer. La cérémonie, marquée par la présence de célébrités tels Asma Lmnawar, chanteuse marocaine, Lee Pace, acteur de Hollywood, M. Sanjayan, scientifique en conservation, écrivain et vedette de télévision des Emmy et Fernando Meirelles, réalisateur, producteur et scénariste, a été ponctuée par des partitions musicales orientales.

 

 

MAP

Quand la poterie se mue en réfrigérateur naturel

Le Maroc, pays ayant exprimé à moult reprises son engagement ferme et immuable en faveur de la protection de l’environnement et d’une économie véritablement verte, persiste et signe: plusieurs initiatives prometteuses sont entreprises dans le but de relever les défis et les enjeux climatiques. Les jeunes marocains ne dérogent nullement à cette règle. Trois jeunes marocains, conscients de l’importance que revêt la thématique environnementale, ont décidé de mettre sur pied « Fresh’It », un système de refroidissement qui fonctionne indépendamment du courant électrique, en se limitant uniquement à la « force motrice » de la poterie artisanale et du sable. D’une capacité qui oscille entre 6 et 8 kg, ce dispositif purement naturel de conservation d’aliments (fruits, légumes, eau, médicaments, etc) est destiné principalement, de l’avis de ses promoteurs, aux populations des zones rurales et enclavées dépourvues, jusqu’ici, de la possibilité d’être raccordées au réseau électrique.

Cette opportunité va au-delà des frontières de ces contrées pour d’étendre à l’ensemble des consommateurs désireux tirer profit des vertus “bio” des produits naturels à usage quotidien. «Fresh’It » est, en fait, un dispositif en argile avec une forme cylindrique de dimensions de 0,4m placé sur un support de 0,2m de hauteur qui épouse la conformation du réceptacle supérieur, dont le poids atteigne 45 kg (assemblé). Le sable, traité de manière spéciale pour conserver le froid, mis dans l’espace entre les pots, est arrosé une à deux fois par jour d’un litre ou deux d’eau en fonction du climat qui règne sur la région. Ainsi, un climat sec engendrera une évaporation rapide de l’eau et donc un deuxième arrosage est requis pour maintenir le processus d’évaporation. L’un des créateurs de « Fresh’It », Brahimi Soufiane, enthousiaste et plein d’énergie et d’espoir lors de la présentation de ce dispositif dans l’enceinte de la zone verte, dans le cadre de la COP22 à Marrakech, a déclaré à la MAP que ce réfrigérateur naturel 100 pc est hautement performant et conserve les fruits, les légumes, les boissons et les médicaments sans froissement pour une durée qui pourrait aller jusqu’à 13 jours.

Avec une consommation énergétique quasi-nulle, ce dispositif, dont le prix varie entre 200 et 500 dirhams, selon la capacité, conserve la valeur nutritive des aliments et s’intègre et fond avec harmonie à la décoration interne du domicile, a expliqué Soufiane, étudiant à la Faculté des sciences et techniques de Mohammedia. « Mon rêve et celui des promoteurs de ce projet a été concrétisé et couronné par la mise en place d’une petite entreprise ayant réussi, jusque-là, à commercialiser 150 pièces », a-t-il rappelé avec un air de victorieux. Soufiane, qui s’était vu décerner le Prix du “jeune entrepreneur” pour « Fresh’It »”, a affirmé que cette distinction est un encouragement et pour lui et et pour ses collègues de nature à booster la recherche et à stimuler la conception de nouvelles idées ayant pour corollaire et toile de fond la préservation de l’environnement.

MAP

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Compétences expatriées : A quand la modernité émancipatrice ?

Le retour des compétences expatriées :  un levier de sortie de crise

Le constat : Nous traversons, au Maroc, une période de turbulences sociales menaçant la stabilité du pays. Le risque est grand, si rien de sérieux n’est entrepris, de voir le pays basculer dans une voie difficile. La situation est aujourd’hui plus préoccupante avec les récents événements notamment dans le Rif. Les marocains, d’Al Hoceima et d’ailleurs, revendiquent des réformes dans plusieurs secteurs socio-économiques, mais ne voient depuis longtemps rien venir. Les gouvernements ont failli à accomplir cette noble et légitime mission. Celui du dernier quinquennat a grandement creusé le fossé en perdant le temps dans les spéculations et polémiques stériles au lieu de se mettre à l’ouvrage des mises en œuvre concrètes des projets de développement, notamment suite à l’instauration de la constitution 2011.  (suite…)


Wydad et Raja : Grandeur et décadence!

Alors que son éternel rival, le Raja,  vit l’une sinon la plus grave crise de son histoire le Wydad traverse  quant à lui une période faste et caracole tant sur le plan national que continental. Champion du Maroc pour la treizième fois depuis la création de la Fédération Royale Marocaine de Football et la dix- neuvième fois si l’on prend en compte ses titres sous l’occupation française, le WAC domine de la tête et des épaules le football national où il a pratiquement fait cavalier seul cette saison. (suite…)

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