Melhoun

Sanaa Marahati ressuscite Samy El Maghribi

Sanaa Marahati ressuscite Samy El Maghribi
  • Marocains partout
  • 31 Octobre 2016 - 09:35
  • Rédaction (Avec MAP)

A Essaouira, les mélomanes ont assisté, jeudi 27 octobre 2016,  à un concert sobre et doux e la grande diva marocaine de la musique melhoun et de gharnati, Sanaa Marahati, qui a rendu hommage à Samy El Maghribi, une figure emblématique du patrimoine musical marocain. Au cours de cette soirée du Festival des Andalousies Atlantiques 2016, initiée sous le signe « Merci Sami », Sanaa Marahati, accompagnée de son orchestre et de la chorale Diapason, a choisi de se réapproprier le répertoire riche et varié, qu’il soit andalou, liturgique, gharnati, chaabi ou hawzi, de cet auteur-compositeur-interprète marocain pour mieux le partager avec le public.

La chanteuse marocaine de melhoun et de gharnati, qui est née à Sefrou, en 1984, et qui connut la célébrité à un âge précoce, a interprété avec brio et maitrise les plus beaux tubes populaires du mythique et inoubliable artiste marocain prolifique, Salomon Amzallag connu sous le nom artistique de Samy El Maghribi. Né à Safi en 1922, Samy El Maghribi commence à se familiariser avec la musique arabo-andalouse et en autodidacte apprend à jouer du oud depuis sa tendre enfance. Il se perfectionne par la suite en fréquentant le Conservatoire de musique de Casablanca et les cercles des maîtres de musique andalouse. À 20 ans, il décide de quitter son poste de directeur commercial pour se consacrer uniquement à la musique. Il quitte le Maroc pour Montréal dans les années 1960 où il deviendra ministre officiant d’une synagogue. Il décède en 2008 à Montréal au Canada. Le public a été par la suite convié à un concert envoûtant de Rosario Toledo où musique et danse ne font qu’un. Une véritable fiesta flamenca témoignant de l’universalité d’une musique populaire au niveau mondial.

Organisée par l’association Essaouira Mogador du 27 au 30 octobre, la 13e édition du Festival des Andalousies Atlantiques a mis l’accent sur la jeunesse, qui s’imprègne du patrimoine marocain judéo-musulman sans oublier pour le plus grand plaisir des nostalgiques, les grands représentants de la musique andalouse. Ce festival vient enrichir l’identité culturelle et musicale d’Essaouira et mettre en valeur l’histoire de l’héritage andalou parti de son berceau hispano-marocain et porté par les conquistadors jusqu’en Amérique Latine, en traversant l’Atlantique.

 

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