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Qui est Bahiga Hafez, cette pionnière du cinéma arabe ?

Bahiga HafezLe géant Google rend aujourd’hui hommage est l’une des femmes pionnières du 7e Art égyptien, pourtant peu connue. Il s’agit de Bahiga Hafez qui fut compositrice, scénariste et une réalisatrice égyptienne, dont certaines œuvres étaient censurées. Née un 4 août 1908, Bahiga Hafez a grandi dans une famille aristocratique, proche du régime monarchique.

Bahiga Hafez étudie la musique au Caire. Mariée adolescente à un prince iranien, elle divorce et s’en va à Paris où elle prolonge ses études musicales en composition musicale et en piano, au conservatoire.

Après son retour en Égypte, elle vit au Caire, où elle enseigne la musique et anime des salons littéraires. Elle devient ensuite l’une des femmes pionnières du cinéma égyptien, provoquant la colère de sa famille, le cinéma étant encore considéré comme une activité peu honorable, surtout pour quelqu’un de son rang.

Bahiga Hafez commence cette carrière cinématographique dans le cinéma en tant qu’actrice, en vedette dans le film muet Zeinab (1930), dirigé par Mohamed Karim pour qui elle compose également la musique.

Puis elle crée la société de production Fanar Films en 1932. Avec Fanar Films, elle co-réalise en 1932 le film al-Dahaya, « Victimes », dans lequel elle joue aussi le principal rôle féminin. Elle est également la créatrice des costumes, et la musique du film. C’est initialement un film muet, mais elle refait le film 3 ans plus tard en y ajoutant les dialogues. Le premier film qu’elle réalise est Laila bint al-sahara (Laila, la fille du désert),1937. Elle fera tout, réalisation, production et même la musique.

Le film est présenté en avant-première au Festival du Film de Venise en 1938, mais sa diffusion en Égypte l’année suivante est interdite en raison du ton critique vis-à-vis de la monarchie perse.

Le film ressort en 1944 avec un nouveau titre, Layla al-Badawiyya (Layla la bédouine) avec des scènes coupées en montage.

En 1966, après une longue période d’absence des écrans, elle est sollicitée par Salah Abou Seif pour interpréter l’une des Princesses dans son film el Qâhirah talâtîn en 1966. C’est son retour au cinéma, mais aussi sa dernière apparition. Malheureusement, une grande partie de son travail en tant que réalisatrice, se perd avec le temps. Une copie de son film al-Dahaya est découverte en 1995.

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