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Quand malchance et injustice se liguent contre les Lions de l’Atlas

Mustapha Abou Ibadallah

Il aurait suffi de quelques  petits détails pour que les Lions de l’Atlas rééditent leur exploit au Mexique en 1986  quand ils accédèrent au second tour  et leur brillante participation  en coupe du monde de France en 1998 quand ils furent victimes d’une machination machiavélique entre le Brésil et la Norvège. Mais voilà qu’en Russie plusieurs facteurs se sont opposés à la farouche volonté d’une équipe considérée par les spécialistes comme l’une des meilleures formations présentes dans ce rendez- vous sportif planétaire. La malchance  inouïe d’abord qui les a trahis contre l’Iran lors de leur première sortie dans la cinquième participation de leur histoire à un Mondial. Malgré une domination quasi-totale face aux hommes de Carlos Queiroz, les coéquipiers de Mehdi Benattia seront battus lors des ultimes minutes de la rencontre. Leur bourreau n’est autre que le malheureux Aziz Bouhadduz. Le sociétaire du  club allemand FC Sainkt Pauli, voulant dégager de la tête un ballon en corner trompera son propre gardien de but au grand dam de ses coéquipers et les milliers de supporters  marocains présents. Mais si les Marocains n’avaient à s’en prendre qu’à eux – mêmes en cette rencontre il en sera autrement  lors des deux matches contre  respectivement le Portugal et l’Espagne.

Lions de l'Atlas

Face aux coéquipiers de Cristiano Ronaldo les Lions de l’Atlas ont été tout simplement volés d’une ample victoire par le sinistre referee américain Mark Geiger qui a accordé un but litigieux au quintuple ballon d’or. En effet avant que CR7 ne marque Pepe avait violemment bousculé un défenseur marocain et donné l’espace au joueur du Réal pour mettre le ballon de la tête au fond des filets du keeper Mounir Mhammedi sociétaire de Numancia. Ce même Pepe  touchera le ballon  de la main en pleine surface de réparation et sur laquelle l’arbitre fermera les yeux. Pourtant une faute similaire vaudra un pénalty au profit de l’Australie qui égalisera contre le Danemark. Le Maroc sera privé d’un deuxième péno lorsque Khalid Boutayeb  est sciemment bousculé par un défenseur lusitanien dans les 18m de l’équipe portugaise. Curieusement le referee yankee n’a pas daigné avoir recours à la fameuse  assistance vidéo(VAR). Cette même technique que l’arbitre Oubzeg Ravshan Irrmatov a utilisé pour valider le but  d’égalisation de l’Espagne contre le Maroc lors du temps additionnel de la troisième et dernière rencontre  du Groupe B. Or ce but inscrit par les Iberiques n’était absolument pas valable. En effet avant le centrage qui a donné le corner et le but de Lago Aspas, le ballon avait franchi les limites  du terrain et l’équipe nationale aurait dû bénéficier d’un six mètres. Pis ! Même le corner n’a pas été tiré  du coté  où il devait être joué. En outre au moins un penalty devait être accordé aux hommes d’Hervé Renard. Malgré tout cela les Lions de l’Atlas ont malmené  la Roja championne du monde en 2010 devant la planète- foot médusée  par une équipe marocaine euphorique. Maintenant que le Mondial est terminé pour les Lions de l’Atlas il faut reconnaître que Hervé Renard et ses poulains n’ont guère à rougir de leur sortie prématurée et injuste et qu’on pourrait même qualifier de « planifié » par les pontes de la FIFA. Le sorcier blanc a su mettre sur pied une équipe homogène et combative. Qu’on le veuille ou non c’est le coach qu’on cherchait depuis longtemps. Gardons-le jalousement !

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