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Penser l’après Russie 2018 ?

Mustapha Abou Ibadallah
Mustapha Abou Ibadallah

Loin de nous l’idée  de jouer aux rabat-joie ! Mais la qualification du Onze national au Mondial  2018 de Russie même si elle nous comblé de joie ne doit pas pour autant nous faire oublier certaines vérités. Car cette équipe nationale qui a renoué avec la coupe du Monde après 20 ans d’absence (la dernière participation du Maroc à cet événement remonte à 1998 en France sous la conduite d’Henri Michel) est presque exclusivement composée de joueurs formés à l’Etranger. Pour emprunter l’expression d’un technicien national nous dirons que le groupe d’Hervé Renard est importé d’Europe. En effet, les coéquipiers de Mbarek Boussoufa et autre Mehdi Benattia ont été formés hors de nos frontières et ont exercé dans des championnats de haut niveau. C’est pour cela qu’il est formellement recommandé à nos équipes de recourir à la formation si nous voulons que notre championnat recommence à produire des joueurs capables de défendre les couleurs du Maroc à un haut niveau. Des équipes comme le Wydad , le Raja, l’ASFAR , le DHJ, le MAT ou la RSB  pour ne citer que ceux-là, ont abandonné la politique de formation en se tournant vers les recrutements massifs de joueurs africains de moyen calibre ou chez les autres équipes nationales dans le besoin. Du coup, cette politique nous amène à un déséquilibre flagrant entre ceux qu’on appelle les gros bras et les autres. Chaque saison ce sont les mêmes qui se disputent le titre alors que les autres jouent les comparses. Mieux depuis plusieurs années  l’on voit les mêmes joueurs se déplacer d’une équipe à l’autre ce qui donne aux rares spectateurs qui vont encore au stade un championnat fade et insipide. Jadis chaque équipe avaient ses vedettes  que le public allait spécialement voir. Les Acila, Faras au Chabab, les Baba, Wazir Krimau, Cherif au Difaa, les Petchou, Aliouate Houmane, Bhaija, Moussa au Raja ,les Fakhreddine, Zaki, Nadir, Hajjami, Daoudi au WAC, les Maghfour, Filali au MCO, les Kala, Boussati, Jamal au KAC, les Timoumi, Laghrissi, Khairy aux FAR, les Boutayeb, Limane, Hazzaz, Tazi, Guezzar au MAS, les Labied, Arrouba, Kebir au FUS étaient autant de joueurs qui faisaient le spectacle et attiraient les foule. En même ils constituaient un réservoir inépuisable pour le Onze national. De nos jours, c’est pratiquement le vide total. Heureusement que Yamik,  Banoune(Raja),   Bencherki, Haddad, Nahiri et Ounajem(WAC) sont l’exception qui confirme la règle puisqu’ils ont réussi à convaincre Hervé Renard. Alors que la Fédération Royale Marocaine de Football roule à 100 à l’heure en rénovant ou en créant des infrastructures sportives de haut niveau, nos clubs trainent encore la patte. Il est donc temps qu’ils se mettent au diapason de l’institution qui gère notre football. C’est la seule façon d’aller de l’avant !

 

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