Exposition

Au Musée Mohammed VI, Goya et les autres…

  • 09.10.2017 - 08:01
  • Rédaction (Avec MAP)

Le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat (MMVI) abrite jusqu’au 4 février 2017, l’exposition «De Goya à nos jours: Regards sur la Collection Banco de España». Le MMVI accueillera à l’occasion de cette exposition, placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI et de SM le Roi Felipe VI […]


Transport martitime

Africa Morocco Link reliera Nador à Almeria

  • 06.10.2017 - 08:50
  • Rédaction

La compagnie maritime Africa Morocco Link (AML) lancera prochainement une nouvelle liaison directe entre les ports de Nador et d’Almeria (sud de l’Espagne), a indiqué l’Autorité portuaire d’Almeria dans un communiqué. Africa Morocco Link commencera mi-octobre à opérer une ligne régulière pour passagers et trafic roulier (Ro-Ro) Nador-Almeria par le biais de son navire « Diagoras », […]

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Cosumar soutient les enfants des fellahs

Le groupe Cosumar lance la nouvelle édition du «prix d’encouragement» en faveur des enfants bacheliers méritants, enfants d’agriculteurs producteurs de canne et betterave à sucre partenaires de Cosumar. Cette nouvelle édition du « prix d’encouragement » permettra de récompenser des bacheliers issus de familles de producteurs de canne ou betterave à sucre partenaires de Cosumar.

​Il s’agit d’une initiative qui  vise à promouvoir l’excellence scolaire pour cinq élèves de chaque région sucrière ​ayant obtenu les meilleures notes à l’examen du Baccalauréat marocain. ​Ils seront récompensés par un Prix d’une valeur de 10.000 DH chacun pour les encourager dans la poursuite de leurs études supérieures. Pour déposer leur candidature, les bacheliers doivent être un(e) fils/fille d’agriculteur producteur de canne ou de betterave à sucre partenaire de Cosumar. L’agriculteur doit être inscrit dans la liste des producteurs sucriers de la campagne en cours. Le certificat de Baccalauréat doit être délivré par un établissement scolaire public.

Le candidat doit aussi présenter une copie du contrat d’agrégation de l’agriculteur partenaire, un reçu de paiement de la campagne en cours, une copie du certificat de Baccalauréat légalisé en plus du dernier relevé de note et une copie de sa CINE. Les candidatures sont à adresser à la Direction de la sucrerie rattachée au périmètre sucrier de la famille du candidat. Pour cette année, la date limite de dépôt du dossier de candidature est fixée au 27 octobre 2017. ​L’annonce des résultats fera l’objet d’une cérémonie de ​remise des Prix dans laquelle seront invités les heureux gagnants et leurs familles.

Rédaction

Abdelaziz Tazi, un grand industriel s’en va

Abdelaziz Tazi, fondateur et président du groupe Richbond, est décédé ce mardi 10 octobre, à l’âge de 91 ans, annonce un communiqué. Si ce self made men, qui a quitté les études à 15 ans pour subvenir aux besoins de sa famille, est surtout connu pour avoir été à la tête d’une des entreprises les plus connues du pays, Richbond, c’est aussi homme secret et réservé, dont les inventions ont marqué le quotidien des Marocains, comme l’explique un communiqué émis suite à sa disparition.

Né en 1926 à Fès, il perd son père commerçant et grossiste de thé alors qu’il n’est encore qu’un enfant. Second d’une fratrie de sept, il commence à travailler à l’âge de 15 ans pour subvenir aux besoins de sa famille. Le fondateur du groupe Richbond débute sa carrière comme réparateur de postes radio avant l’avènement du poste a transistors à une période où ses appareils pouvaient être réparés. Vers la fin des années 1940, il rejoint Casablanca, où il commerce et surtout s’engage dans la lutte pour l’indépendance du Maroc. Il rejoint le parti choura (PDI) de Hassan Ouazzani, puis à la faveur de rencontres personnelles notamment avec celui qui restera l’un de ses amis les plus proches, Abdellah Al Ayachi, il se rapproche du parti communiste marocain dont il devient membre.

Abdelaziz Tazi se lie  également d’une relation très forte avec Ali Yata et tous les autres dirigeants du parti et joue un rôle actif dans la résistance notamment dans les fonctions de communication du parti. Ce n’est qu’après l’indépendance, alors que les règlements de comptes font rage entre le pouvoir et les partis, qu’il prend ses distances avec l’action politique directe et se consacre à fonder une famille. En 1958, Abdelaziz épouse Touria Tazi, infirmière issue de la toute première promotion de diplomées d’Etat marocaines. De cette union naîtront trois enfants, Karim, Nascer et Hidaya.

Cet autodidacte, avide d’apprentissage, se plonge dans les livres, seul et emmagasine du savoir. Au début des années 1960, il crée sa première activité dans la mécanique industrielle, puis lance l’une des premières sociétés dans le métier du plastique qui sera finalement le sien toute sa vie.  C’est à Abdelaziz Tazi que les Marocains doivent des objets mythiques comme le ballon en plastique, le chat à roulette ou en encore la bassine de la ménagère. Et bien sûr la fameuse brosse Tazi, qui fait sa fortune.  Intuitif et visionnaire, il pressent que le plastique va remplacer la porcelaine et le fer blanc, et est farouchement convaincu que le succès est  à chercher dans la démocratisation des produits d’usage usuel. C’était la voie d’avenir, selon lui. La suite lui donne raison.

Dès 1964, il fait l’acquisition de la première machine de fabrication de mousse polyuréthane et crée un an plus tard, la société Richbond dédiée à la commercialisation de cette matière inédite au Maroc. Son introduction révolutionne les habitudes d’ameublement des classes moyennes et modestes marocaines puisqu’elle leur permet d’accéder enfin au salon traditionnel marocain, jusque là réservé aux classes bourgeoises pouvant s’offrir de la laine. En 1971, il confirme ses intuitions, et ses qualités d’homme d’affaires sensible à l’innovation, et à la rupture, en étant le premier homme d’affaires marocain à faire de la publicité à la télévision avec un spot en arabe. C’est à cette occasion qu’il développe le slogan « Ya Salam »devenu très célèbre. Au moment où le Maroc s’enlise dans la crise économique, à la fin des années 1970, et connaît une situation économique terrible puis le plan d’ajustement structurel, Abdelaziz Tazi décide de jouer quitte ou double avec la totalité de sa fortune en investissant tout ce qu’il a comme capital dans l’augmentation des capacités industrielles de Richbond. L’homme qui a du flair, doit faire face à la politique protectionniste mise en place par l’Etat. Il décide d’investir dans le tissage et la filature pour s’auto-fournir en tissu. Ce fut un “doublé” pour lui.

Le groupe se met dans une orbite de croissance très importante à partir de cet instant. Alors que ses affaires prospèrent, Abdelaziz Tazi continue à financer le parti communiste devenu PPS, mais préfère rester loin des projecteurs. Il désapprouve l’attitude des élites économiques marocaines et ne les fréquente pas. Il était convaincu que l’appartenance à une élite conférait des responsabilités, et des devoirs. Les élites marocaines n’étaient pas conscientes des leurs selon lui. Il n’était donc proche que des personnalités politiques, comme Ali Yata, de plusieurs artistes qui venaient le voir au bureau, qu’il a aidés. Nass El Ghiwane, Jil Jilala, Lemchaheb jouaient à la maison, chez lui régulièrement.

Toute sa vie, Abdelaziz Tazi a tenu à assurer une cohérence entre sa carrière industrielle et ses convictions de militant. Il n’a jamais tenté d’obtenir aucune forme de rente de l’Etat, et refusait systématiquement que les entreprises de son groupe participent a des appels d’offre publics s’il avait des raisons de penser que la procédure d’attribution ne serait pas parfaitement transparente. Il disait toujours préférer se battre contre la concurrence pour satisfaire les besoins de la consommatrice marocaine plutôt que d’élaborer des techniques obscures pour remporter des marchés publics. La consommatrice marocaine ne  laisserait jamais tomber celui qui répondait à ses besoins, ne cessait-il de répéter. Il laisse en héritage ses précieuses inventions et son engagement qu’il a porté toute sa vie, pour un Maroc plus juste.

Marocainspartout présente ses condoléances les plus attristées à sa famille, à ses proches, à ses amis et à ses enfants Karim, Nascer et Hidaya. Que Dieu l’ait en sa sainte miséricorde.

Rédaction

contributions

Compétences expatriées : A quand la modernité émancipatrice ?

Le retour des compétences expatriées :  un levier de sortie de crise

Le constat : Nous traversons, au Maroc, une période de turbulences sociales menaçant la stabilité du pays. Le risque est grand, si rien de sérieux n’est entrepris, de voir le pays basculer dans une voie difficile. La situation est aujourd’hui plus préoccupante avec les récents événements notamment dans le Rif. Les marocains, d’Al Hoceima et d’ailleurs, revendiquent des réformes dans plusieurs secteurs socio-économiques, mais ne voient depuis longtemps rien venir. Les gouvernements ont failli à accomplir cette noble et légitime mission. Celui du dernier quinquennat a grandement creusé le fossé en perdant le temps dans les spéculations et polémiques stériles au lieu de se mettre à l’ouvrage des mises en œuvre concrètes des projets de développement, notamment suite à l’instauration de la constitution 2011.  (suite…)


Wydad et Raja : Grandeur et décadence!

Alors que son éternel rival, le Raja,  vit l’une sinon la plus grave crise de son histoire le Wydad traverse  quant à lui une période faste et caracole tant sur le plan national que continental. Champion du Maroc pour la treizième fois depuis la création de la Fédération Royale Marocaine de Football et la dix- neuvième fois si l’on prend en compte ses titres sous l’occupation française, le WAC domine de la tête et des épaules le football national où il a pratiquement fait cavalier seul cette saison. (suite…)

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