L’industrie marocaine aiguise les appétits du Japon

  • Marocains partout
  • 03 Mai 2017 - 09:16

Une importante délégation japonaise, composée de représentants des secteurs public et privé, a exprimé son intérêt d’examiner de nouvelles pistes d’investissement dans l’industrie marocaine, notamment dans l’automobile, l’électrique et l’électronique, la finance ou encore le transport et l’énergie solaire. Reçue, mardi à Rabat, par Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, en présence notamment de Othman El Ferdaous, secrétaire d’Etat chargé de l’investissement, cette délégation a déclaré être venue au Maroc explorer les opportunités d’investissement ainsi que les perspectives visant à renforcer les relations économiques bilatérales qui sont sur un trend « positif ».   « Nous pensons que les entreprises japonaises peuvent contribuer à la dynamique d’investissement enclenchée dans le royaume dans plusieurs domaines », a affirmé, à cette occasion, le vice-ministre parlementaire des Affaires étrangères du Japon, Shunsuke Takei, qui conduit cette délégation. En effet, les sociétés japonaises qui s’intéressent au Maroc sont de plus en plus « nombreuses » alors que celles déjà installées dans le Royaume ont pratiquement quadruplé ces dernières années, a fait remarquer M. Takei. D’ailleurs, un sondage effectué au Japon a montré que le Maroc se place en tête liste des pays qui représentent un grand intérêt pour les investisseurs japonais.

M. Takei a également émis le souhait de voir les relations économiques entre le Maroc et le pays du soleil levant se renforcer. Pour sa part, M. Elalamy a souligné la nécessité pour le Maroc et le Japon de tirer mutuellement profit de leurs potentiels économiques respectifs, afin de mettre en place un partenariat bilatéral « fructueux » et mutuellement « avantageux ». M. Elalamy a invité, à ce titre, les investisseurs japonais à prendre part à la dynamique mise en place dans le cadre du Plan d’accélération industrielle, dans des secteurs qui présentent un potentiel certain pour les deux pays, notamment l’automobile, l’aéronautique et l’électronique. A cet égard, le ministre a évoqué le positionnement stratégique du Maroc en tant que hub financier, technologique, de production et d’exportation vers de nombreux marchés émergents, sa stabilité pérenne, ses infrastructures modernes, ainsi que la visibilité qu’offrent aux investisseurs les stratégies sectorielles. Selon le ministère de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, une cinquantaine d’entreprises japonaises opèrent au Maroc, notamment dans les domaines des composantes automobiles (Sumitomo Wiring Systems, premier employeur au Maroc avec 19.000 salariés, et Yazaki Corporation), et des composantes électroniques (Fujikura). En 2016, le volume global des échanges a enregistré 6,86 milliards de DH (76,05 milliards Yen), soit 1,09% du total des transactions extérieures du Maroc. Les IDE japonais au Maroc ont atteint en 2015 un total de 81,5 millions de DH (904 millions de yen), soit 0,2% des IDE drainés par le Maroc et 0,67% du flux d’IDE japonais à destination de l’Afrique.

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