Littérature

L’écrivaine marocaine Leïla Slimani s’adjuge le Goncourt

L’écrivaine marocaine Leïla Slimani s’adjuge le Goncourt
  • Marocains partout
  • 03 Novembre 2016 - 17:39
  • Rédaction

Le prix Goncourt a été attribué à Chanson douce de Leïla Slimani (Gallimard). Ce deuxième roman a été désigné dès le premier tour par les jurés du Goncourt, par six voix sur dix. Etaient également en lice L’autre qu’on adorait de Catherine Cusset (Gallimard), Petit Pays de Gaël Faye (Grasset) et Cannibales de Régis Jauffret (Seuil). Une sorte de logique pour ce palmarès 2016 qui avait vu, comme l’a noté sur Twitter le président du jury, Bernard Pivot, le système « galligrasseuil » se reconstituer. Avec deux nommés sur quatre, Gallimard avait mathématiquement une chance sur deux de l’emporter. La maison, qui a toujours fourni le plus important contingent de lauréats au prix-roi de l’édition française, l’avait déjà récemment obtenu en 2006, 2009 et 2011.

« Chanson douce » est inspiré d’un fait divers ayant eu lieu aux Etats-Unis en 2011. Leïla Slimani y raconte l’histoire d’une nounou, Louise, qui va tuer les deux enfants du couple qui l’emploie. Le premier roman de Leïla Slimani, Dans le jardin de l’ogre, avait déjà concouru en 2014 pour le prix de Flore mais n’avait finalement pas été choisi par le jury. Il avait remporté le prix littéraire de La Mamounia au Maroc en septembre 2015 et devrait être adapté prochainement au cinéma. Après s’être attaquée à la nymphomanie dans sa première œuvre, l’écrivaine de 35 ans née à Rabat plonge, avec Chanson douce, dans les méandres de l’infanticide avec le personnage de Louise, nourrice apparemment bien sous tous rapports. Avec ce deuxième roman, Leïla Slimani « confirme qu’elle a le sens du tragique et l’art d’affronter le Mal avec une prose de médecin légiste », écrit L’Obs.

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