Récit

Le jour où Vala Bleu nous a débranchés…

Le jour où Vala Bleu nous a débranchés…
  • Marocains partout
  • 11 Juillet 2017 - 10:59
  • Mouna Alaoui

RECIT – Alors que notre journal électronique, marocainspartout s’est fait piraté, l’hébergeur du site Vala Bleu nous a témoigné peu de soutien avant de nous compliquer la vie…

C’était un mardi, le 27 du mois de décembre 2016. A notre grande surprise, on s’aperçoit que notre journal électronique, marocainspartout n’est plus accessible. Seul un message d’erreur qui s’affiche en anglais : «403 Forbidden. You don’t have permission to access / on this server. Server unable to read htaccess file, denying access to be safe». On essaie d’entrer au backoffice, impossible non plus. Notre webmaster vérifie d’où vient le problème, il se voit refuser l’accès lui aussi. Comme si marocainspartout.com avait disparu de la surface du net. Au bout d’une heure, on contacte notre hébergeur, Vala Bleu, une entreprise marocaine, installée à Agadir et dont les serveurs se situent en Angleterre.

La personne à l’autre bout du fil, nous demande des informations sur notre compte. Il nous prit de patienter. On entend le bruit des touches de son clavier et au bout de quelques instants, le chargé du support technique nous dit : «Je n’en sais rien. En tout cas, ouvrez un ticket, on verra ce qu’on peut faire». Après quelques heures, on reçoit enfin une réponse annonçant que notre site a été piraté : «Nous avons le regret de vous informer que votre site à été signalé comme étant piraté, pour cela nous avons été obligé de modifié le chmod des fichiers pour empêcher le pirate de poursuivre ces opérations».

Vala Bleu nous envoi alors la démarche à suivre afin de remettre marocainspartout en ligne. Il fallait télécharger le contenu de notre portail, nettoyer les modules et supprimer les liens infectés. Le lendemain, marocainspartout devient accessible. Une semaine plus tard, soit le mardi 3 janvier 2017, le cauchemar recommence. Le maudit message d’erreur point son nez. On appelle les gens de Vala Bleu. Cette fois-ci, le technicien dit nous avoir mis le mode 403 car notre site a été signalé comme émetteur de spams. On explique qu’on n’envoi guère d’e-mails massifs. Alors notre interlocuteur nous invite à nous expliquer dans un ticket afin de ressoude le problème.

La réponse de Vala Bleu nous informe que le site a, une fois encore, été piraté : «(…) Nous désactivons l’accès à votre site pour empêcher le pirate de poursuivre ses opérations. Il faut savoir qu’il suffit de quelques secondes à un pirate pour causer des dommages importants sur votre site ou sur les serveurs. Donc, il est préférable de trouver la faille exploitée par le pirate ou robot et de la corriger avant de réactiver le site pour éviter que le problème ne se reproduise pas à nouveau». A ce moment-là, on rappelle le service technique afin de leur demander pourquoi ils ne nous ont pas informés avant de déclencher la procédure ou après afin qu’on prépare un message annonçant «site en maintenance».

On voulait seulement savoir pourquoi il fallait à chaque fois qu’on les contacte nous. La personne nous dit mot pour mot que «c’est la procédure. En plus, c’est des choses qui arrivent. Il n’y a pas de mal». «Et si la faille venait de votre serveur ? Vérifiez !», a-t-on demandé. «Impossible !», rétorque-t-il.

Nous, nous n’étions pas certains alors on a décidé de changer d’hébergeur. Une fois notre requête devient effective, les techniciens de Vala Bleu changent alors de ton envers nous et deviennent presque agressifs. Les jours se suivent et le site est toujours inaccessible. L’audience chute de manière vertigineuse tout comme notre classement mondial.

Le journal électronique marocainspartout dégringole. Google supprime nos liens. On appelle le service technique de Vala Bleu afin qu’ils s’activent pour accélérer le transfert. «C’est la procédure normal !», nous dit-on. Puis, on nous raccroche au nez au moment où l’on les accuse de vouloir assassiner notre média. On reprend notre souffre, on essaie de garder notre calme et on demande gentiment ce qui les empêchent la validation du transfert. «Ceci ne dépend pas de nous. Il y a un organisme international qui doit valider l’opération.

Ça prendra au moins une semaine», nous dit au téléphone, vendredi 6 janvier 20017, le responsable du service technique de Vala Bleu. On se renseigne avant d’écrire à l’hébergeur d’Agadir qui nous répond : «(…)Tout les conditions de transfert sont remplis, nous avons aussi accepter le transfert, le transfert est en cours, votre nouvel hébergeur devrais vous aidez maintenant. Comprenez que nous n’avons aucun intérêt à bloquer le transfert (…)». On croyait l’affaire résolu. Deux jours plus tard, et plus précisément lundi 9 janvier 2017, on s’aperçoit que le transfert est toujours bloqué au niveau Vala Bleu. On leur écrit alors pour dire que le nouvel hébergeur attend que le registrar sortant relâche le nom de domaine.

Vala Bleu

 

Ils répondent par cette phrase : «Oui cela confirme que le nom de domaine est en cours de transfert». Autrement dit, Circulez, y’a rien à voir. «Merci de me confirmer si oui ou non vous allez le mettre en mode ACTIVE afin qu’on procède au transfert car, comme vous le savez, on ne peut procéder au transfert tant que vous n’avez pas débloqué la situation. Pourquoi vous ne voulez pas débloquer la situation ?», a-t-on demandé. Ne pouvant pas répondre négativement à cette requête, ils nous délivrent enfin de leur emprise tout nous disant ceci : «(…) Oui cette question est déjà traité, oui le nom de domaine est en mode ACTIVE». Ce n’est qu’à ce moment-là que le nouvel hébergeur nous annonce qu’effectivement le transfert a été validé. Comme quoi, rien n’est toujours très Net chez Vala Bleu…

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