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Jacques Majorelle sous l’œil passionné de Chantal Destrez

Jacques Majorelle sous l’œil passionné de Chantal Destrez
  • Marocains partout
  • 01 Novembre 2017 - 09:22
  • Rédaction

«Dans ces rues, le soir, et dans ces souks, le maxillaire contracté et les yeux brillants, je reste ivre et frémissant, délirant sous la douceur des formes qui passent, de la lumière magique qui s’irise dans les gerbes de poussière que soulève la foule. Quelle volupté, quelle splendeur que ces jaunes puissants soulignés des violets tendres des ombres s’étalant en arabesques mouvantes. Savantes harmonies des blancs nuancés où s’enchâssent des rouges cerise et des verts grinçants. Valeurs puissantes et simples des noirs profonds et limpides déchirés et sabrés de flaques ensoleillées» écrivait un jour Jacques Majorelle décrivant la vie à Marrakech. C’est au contact de sa belle-famille, les Majorelle, que Chantal Destrez (1940-2016) découvrit l’œuvre d’Auguste, de Louis et celle de Jacques à laquelle elle s’attacha plus particulièrement.

Pendant quarante ans, elle a épluché correspondance, albums photographiques et collections privées pour livrer une étude magistrale et passionnante de la vie et de l’œuvre de Jacques Majorelle. Le résultat est sublime : «Jacques Majorelle – un rêve jamais atteint», un beau-livre qu’elle a signé chez Senso Unico édition. On peut dire aujourd’hui que Chantal Destrez a réussi son défi ; celui de rendre à l’œuvre immense du peintre toute sa place. Avec « Jacques Majorelle – un rêve jamais atteint », Chantal Destrez  nous plonge dans le monde de cet artiste hors-norme, décorateur et ébéniste.

De 1918 à 1921, Jacques Majorelle se consacre exclusivement à Marrakech et à ses environs. Les mosquées, les souks, les remparts, les petits métiers, les foules sont ses motifs préférés. Les portraits, eux, sont rares. En 1924, il acquiert un terrain qui va devenir le jardin Majorelle, lieu fascinant et mystérieux présentant une surabondance de formes et d’essences végétales. « Vivre intensément dans l’éternelle poursuite d’un rêve jamais atteint », tel était le vœu de Jacques Majorelle. D’où le titre de ce beau-livre qui comprend qui réunit quelques 174 œuvres et 47 illustrations.

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