Pour le HCP, 2016 c’était vraiment la crise…

  • Marocains partout
  • 07 Juin 2017 - 09:47

2016 était une année de crise. C’est ce qui ressort en tout cas de l’arrêté des comptes nationaux de l’année 2016 du Haut Commissariat au Plan (HCP) qui évoque un net ralentissement de la croissance de l’économie nationale se situant à 1,2% au lieu de 4,5% en 2015.  En 2016, l’activité agricole était en nette baisse alors que les activités non agricoles continuent d’afficher un rythme d’accroissement modéré, renchérit le HCP. La croissance économique a été tirée par la consommation finale des ménages et l’investissement dans le contexte d’une inflation maitrisée et d’un creusement du besoin de financement de l’économie nationale. Le taux de croissance de l’économie nationale s’est établi à 1,2% en 2016 au lieu de 4,5% en 2015. Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB), hors agriculture, est passé de 3,7% en 2015 à 3,1% en 2016, révèle le HCP.

Aux prix courants, le PIB s’est accru de 2,8% en 2016 au lieu de 6,8% une année auparavant, dégageant ainsi une augmentation du niveau général des prix de 1,6% au lieu de 2,1%. La demande intérieure a enregistré une croissance de 5,5% en volume en 2016 contre 1,9% en 2015 sous l’effet, en particulier, de l’augmentation considérable de l’investissement et de l’amélioration des dépenses de consommation des ménages. Les dépenses de consommation finale des ménages ont enregistré une hausse de 3,4% en 2016 au lieu de 2,2% en 2015, contribuant pour 1,9 point à la croissance du PIB au lieu de 1,3 point l’année précédente. Les échanges extérieurs nets des biens et services ont dégagé une contribution négative à la croissance du PIB de l’ordre de 4,7 points en 2016 au lieu d’une contribution positive de 2,4 points une année auparavant. Les importations ont connu une forte hausse de 15,4% en volume en 2016, nettement supérieure à celle des exportations, de l’ordre de 5,1%.

Avec une augmentation de 2,8% en 2016 du PIB aux prix courants et un accroissement de 9,9% des revenus nets en provenance du reste du monde, le revenu national brut disponible s’est accru de 3,2% au lieu de 5,9% en 2015, pour se situer à 1 077 milliards de DH en 2016. Avec l’amélioration de 3,5% de la consommation finale nationale, l’épargne nationale brute s’est établie à 28,8% du PIB. L’investissement brut (FBCF et variation de stocks) a constitué 33,1% du PIB en 2016 au lieu de 30,8% en 2015. Le besoin de financement de l’économie nationale s’est ainsi aggravé, passant de 2% du PIB en 2015 à 4,3% en 2016.

 

 

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