Parution

« Exil, Mémoire, Migration », une œuvre intemporelle

« Exil, Mémoire, Migration », une œuvre intemporelle
  • Marocains partout
  • 26 Mai 2017 - 10:08
  • Rédaction (Avec MAP)

L’Université Internationale de Rabat (UIR) vient de publier un ouvrage collectif intitulé « Exil, Mémoire, Migration », relatant la réflexion d’une vingtaine d’auteurs francophones, sur cette trilogie « intemporelle et si actuelle ». Edité par Casa Express Editions, ce nouvel ouvrage consiste en des textes réunis et présentés par Mustapha Bencheikh, directeur du Pôle langues, cultures et civilisations à l’UIR et Yves Geffroy, professeur agrégé de philosophie, enseignant notamment à la même Université.

Dans ce livre, vingt-sept auteurs francophones, dont des universitaires, psychanalystes, journalistes ou encore des historiens, ont apporté leurs contributions à cette « exceptionnelle et non moins actuelle » réflexion sur l’exil, la mémoire et la migration. « Ce livre n’est possible que parce que nos sociétés continuent de vivre des drames humains, politiques, économiques et sociaux que nos gouvernants ont du mal à contenir. Il permet avec d’autres ouvrages de prendre la température du monde dans lequel nous vivons », écrit Mustapha Bencheikh.

« Le lecteur averti établira les passerelles possibles, saura repérer les points de rupture, là où le bât blesse, là où la politique marque ses limites, là également où commence l’espérance », estime-t-il. Lorsqu’elle s’exprime, la mémoire peut prendre différentes formes et concerner des thématiques variées. Entre le reportage, l’essai, le roman et bien d’autres genres, elle va toucher aux points sensibles de nos vies, se retourner sur elle-même et cheminer dans les méandres d’une pensée captive des innombrables interrogations qui agitent notre actualité, note-t-il. Abordant le sujet des réfugiés au Maroc, le livre propose notamment l’expérience de Jalil Bennani en tant que psychanalyste, sollicité par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés en vue de rencontrer trente réfugiés au Maroc, venant de seize pays et régions.

« Ils ont fui les guerres, les persécutions et les violations des droits de l’Homme. Plus de quarante villes au Maroc les hébergent. Le chemin de l’intégration est souvent parsemé de risques et périls. Long est le chemin de l’exil, passant par l’exclusion, la ségrégation, mais aboutissant parfois à de véritables réussites », affirme Jalil Bennani. « Etre à l’écoute de l’étranger permet d’accueillir des histoires individuelles, d’entendre les affects, de lever les refoulements. L’écoute permet de changer son regard sur l’autre, de le reconnaitre. Des effets imprévus et surprenants se produisent, permettant de changer soi-même », estime-t-il. Ce collectif de plus de 300 pages se décline en quatre principaux chapitres, en l’occurrence, « Parcours de l’exil », « une mémoire sous tension », « Lieux et temps de l’exil » et « Le migrant, l’étranger ».

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