Abou Bakr al-Baghdadi serait bel et bien mort

  • Marocains partout
  • 11 Juillet 2017 - 12:31

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a affirmé, mardi 11 juillet 2017, détenir des informations de hauts responsables du groupe djihadiste Etat islamique (EI) confirmant la mort de leur chef, Abou Bakr al-Baghdadi. « De hauts responsables de l’EI présents dans la province (syrienne) de Deir Ezzor ont confirmé l’OSDH la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi, émir de l’EI », a déclaré à l’AFP le directeur de l’ONG, Rami Abdel Rahmane. « Nous l’avons appris aujourd’hui mais nous ignorons quand ou comment il est mort ».  Plus tôt ce matin, une source interne à Daesh citée par la chaîne de télévision irakienne Al Sumaria rapportait déjà cette information.

De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, Abou Bakr al-Baghdadi était un garçon « introverti, pas très sûr de lui », raconte la journaliste Sofia Amara, auteure d’un documentaire sur son parcours. Il serait né en 1971 dans une famille pauvre de Samarra, au nord de Bagdad. Il a eu quatre enfants avec sa première femme puis un fils avec sa deuxième femme. L’une d’elles le décrit comme un « père de famille normal ». Ce passionné de football rêvait d’être avocat, mais ses résultats scolaires insuffisants ne lui ont pas permis de suivre des études de droit. Il a également envisagé de s’engager dans l’armée, mais sa mauvaise vue l’en a empêché. Il a finalement étudié la théologie à Bagdad.

« Il donne l’impression d’un homme qui n’est pas brillant, mais patient et bosseur », explique Sofia Amara. « Il avait une vision en amont assez claire de là où il voulait aller et de l’organisation qu’il voulait créer. C’est un planificateur secret ». Son passage en 2004 dans la prison irakienne de Bucca s’avèrera décisif. Après avoir créé au moment de l’invasion américaine de 2003 un groupuscule jihadiste sans grand rayonnement, al-Baghdadi est arrêté en février 2004 et emprisonné à Bucca. Cette immense prison, où se côtoient dignitaires déchus du régime de Saddam Hussein et la nébuleuse jihadiste sunnite, sera surnommée « l’université du jihad ». Peu à peu, « tout le monde s’est rendu compte que ce type timide était un fin stratège », explique Sofia Amara.

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