Rapport

Émergence : La Banque Mondiale dévoile sa recette

Émergence : La Banque Mondiale dévoile sa recette
  • Marocains partout
  • 16 Mai 2017 - 11:07
  • Rédaction

Malgré les avancées en matière de performance économique et sociale, le Maroc devra encore revoir sa stratégie s’il veut réellement devenir un pays émergent. C’est en tout cas le constat des experts de la Banque Mondiale (BM) qui ont officiellement présenté lundi 15 mai 2017, à Rabat les conclusions de leur rapport intitulé «Le Maroc à l’horizon 2040 : Investir dans le capital immatériel pour accélérer l’émergence économique».  Les progrès réalisés par le Maroc au cours des quinze dernières années sont indéniables, comme l’attestent l’accélération de la croissance économique, l’amélioration du niveau de vie moyen de la population, l’élargissement de l’accès aux services publics de base ou encore le développement considérable des infrastructures. « Si de nombreux indicateurs économiques sont encourageants, ce n’est cependant pas le cas de l’intégration économique et sociale des jeunes. Le chômage chez les 25-35 ans représente un défi de taille pour le Maroc : seul un jeune sur deux dans cette tranche d’âge dispose d’un emploi ; emploi qui par ailleurs souvent informel ou précaire », écrit la Banque mondiale.

Pour créer davantage d’emplois de qualité pour les jeunes, le Maroc devra, selon l’institution mondiale, s’engager sur la voie du rattrapage économique des pays émergents et accélérer sa convergence vers les pays développés. Cela devra passer par la promotion d’un contrat social basé sur une société ouverte ; le renforcement des institutions publiques au service de tous les citoyens et le recentrage de l’action de l’État sur ses fonctions régaliennes et le développement du capital humain et social nécessaire pour prospérer au XXIe siècle. Pour parvenir à une croissance inclusive d’ici à 2040, la Banque mondiale préconise l’amélioration des institutions d’appui au bon fonctionnement des marchés, en instaurant notamment  les mêmes règles du jeu pour tous les acteurs économiques, en établissant une concurrence libre et loyale et en promouvant un changement culturel à l’égard de l’entreprise et de l’innovation.
Il est indispensable de réformer la gouvernance des services publics afin de les rendre plus efficaces et équitables, prévient la banque. Cette réforme doit placer l’usager au cœur du système, en tant que bénéficiaire et régulateur, et s’attacher à rendre les services administratifs plus efficients, en simplifiant les procédures et en renforçant la reddition des comptes. Autre point noir, comme on pouvait s’en douter, celui de l’éducation. Le Maroc doit mettre l’éducation au cœur de ses réformes s’il veut accélérer son développement économique. La démarche doit relever d’une forme de « thérapie de choc » destinée à remédier aux principales entraves qui pèsent sur le système éducatif. L’objectif doit être de provoquer un «miracle éducatif», c’est-à-dire une amélioration très significative du niveau des élèves marocains, tel que mesuré par les tests internationaux.

 

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