Rencontre

Dyaa Zniber : «Le chant est une gourmandise»

Dyaa Zniber : «Le chant est une gourmandise»
  • Marocains partout
  • 27 Octobre 2017 - 08:44
  • Meriem Lyoussoufi

Rencontre – Avec sa voix mélodieuse, extraordinairement douce, Dyaa Zniber  propose une expérience sensorielle forte. Ses chants offrent une expérience aussi bien sensorielle qu’intellectuelle résonnant tel un battement de cœur ou une pulsation vitale. Marocainspartout a rencontré cette jeune femme, passionnée de musique sacrée marocaine, qui ne vit que pour le chant.

 Marocainspartout : Parlez-nous de vous, de votre parcours ? 

Dyaa Zniber : Je vis en France depuis quinze ans. Actuellement, j’habite à Cannes. Je suis chanteuse de musique sacrée marocaine, c’est-à-dire la musique Andalous, Gharnati et Malhoun. J’ai un diplôme d’aide-soignante. Maintenant, j’ai arrêté de travailler et je me suis concentrée sur le chant, ma véritable passion.  Ce que j’aime le plus dans la vie : c’est chanter. Je suis mariée avec un français converti à l’islam. On a deux filles magnifiques.

Comment vous est venu cet amour pour le chant religieux ?

J’ai grandi dans une famille conservatrice. Grâce à mon grand-père qui était un Imam de la Zawiya Tijaniyya de Salé, j’ai été bercée dès mon enfance dans  la musique arabo-andalouse. Il arrivait souvent qu’on organisait des baptêmes à la maison. J’avais commencé à réciter le coran à l’âge de 6 ans. Je participais à plusieurs concours de lecture du Coran. Je faisais aussi l’ouverture de Jama-Es-Sounna, la nuit du 10e jour de Ramadan. Puis, mon père m’a inscrit au conservatoire. Avant de venir en France, j’assistais à beaucoup festivals. J’ai été toujours attirée par les groupes de musique arabo-andalouse, y compris et surtout le gharnati. C’est un style plein d’émotions, de fraîcheur et de grâce. Quand je m’y suis mis et depuis impossible d’accrocher. Pour moi, le chant est une gourmandise.

Quand avez-vous décidez de vous produire dans les manifestations culturelles ?

Un jour, une personne qui assisté à mes répétitions au conservatoire, il n’a proposé un projet. Ainsi, débuta ma carrière. J’ai ainsi fait trois tournées en France. Au cours de la troisième, j’ai rencontré mon mari et je me suis aussitôt installée en France. Il est lui aussi passionné de musique. Il joue d’ailleurs à la guitare et nos deux filles sont très douées au violon.

Le Maroc vous manque-t-il ?

Enormément. Parfois, je pense à revenir m’installer au Maroc. Mais avec mes deux filles qui sont au collège, ce n’est pas évident. Toutefois, j’aimerai bien essayer de passer un an au Maroc et voir ce que ça va donner.

Propos recueillis par Meriem Lyoussoufi

 

 

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