Conjoncture

Croissance 2017 : le FMI optimiste pour le Maroc

Croissance 2017 : le FMI optimiste pour le Maroc
  • Marocains partout
  • 11 Juillet 2017 - 09:56
  • Rédaction (Avec MAP)

Le taux de croissance économique au Maroc devrait rebondir à 4,8% en 2017, grâce à une reprise « vigoureuse » dans le secteur agricole, a estimé lundi à Rabat, le chef de la mission de consultation du Fonds monétaire international (FMI), Nicolas Blancher. La croissance, hors agriculture, « s’accélérerait de manière modeste à 3,3% » (+0,2 point) », a renchéri le responsable qui s’exprimait lors d’une conférence de presse à Rabat, à l’issue d’une mission relative à la 2e revue de l’accord au titre de la Ligne de précaution et de liquidité (LPL) en faveur du Maroc.

En effet, les performances et les politiques macroéconomiques du Maroc sont restées « solides », en dépit de la volatilité de la production agricole, de la faiblesse de la croissance chez les partenaires commerciaux et des risques extérieurs qui demeurent « élevés », a relevé le chef de mission, qui conduisait une équipe des services du FMI en mission au Maroc du 29 juin au 10 juillet. De même, « les autorités marocaines restent déterminées à poursuivre des réformes importantes sur le plan budgétaire, financier et structurel afin de rendre l’économie plus résiliente aux chocs extérieurs et de favoriser une croissance plus élevée et plus inclusive », a-t-il estimé.

Le responsable a, par ailleurs, relevé que « l’inflation devrait ralentir à 0,9% pour l’année en cours, notant toutefois que le chômage demeure élevé, en particulier chez les jeunes et dans les rangs des femmes ». Le déficit budgétaire, lui, se réduire à 3,5% du PIB en 2017 grâce à l’augmentation des recettes et à la maîtrise des dépenses, a signalé le responsable à l’institution de Bretton Woods. L’équipe du FMI « note avec satisfaction que les autorités marocaines ont l’intention de poursuivre les réformes budgétaires, notamment en vue de mettre en place un système fiscal plus équitable et plus juste et de réduire la dette publique à moins de 60% du PIB d’ici 2021 ».

Ces efforts, a-t-il soutenu, sont essentiels pour accroître les marges de manœuvre nécessaire afin de réduire la pauvreté et de promouvoir l’emploi au moyen de dépenses publiques, en particulier l’investissement et les programmes sociaux qui profitent aux couches les plus démunies de la population et qui aident à réduire les inégalités. Selon Blancher, l’équipe du FMI et les autorités marocaines ont mené des discussions « approfondies » et dans de « bonnes conditions » concernant la 2ème revue de l’accord au titre de la LPL. L’achèvement de la revue par le Conseil d’administration permettra au Maroc, a-t-il dit, d’accéder à 2.504 milliards de DTS (environ 3,42 milliards de dollars) au titre de cet accord LPL.

 

 

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