Au Maroc, l’industrie automobile carbure au long terme

  • Marocains partout
  • 07 Septembre 2017 - 10:00

Le Maroc, sous la conduite éclairée du roi Mohammed VI, se positionne d’ores et déjà comme un « hub mondial » de l’industrie automobile, grâce à son offre attrayante pour les investisseurs étrangers. Celle-ci comporte des avantages majeurs, dont la stabilité, la sécurité et la compétitivité pour l’emplacement de la production et la logistique pour l’export, à côté de l’existence d’une main-d’œuvre hautement qualifiée. Ce secteur industriel stratégique, qui a su réaliser des résultats qualitatifs en un temps record, en se positionnant comme le premier secteur exportateur du royaume devant l’agro-industrie et les phosphates, s’attache au pari de pouvoir maintenir cette performance et de réaliser des résultats encore plus prometteurs.

C’est ce qu’affirmait d’ailleurs le ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, Moulay Hafid Elalamy, lors de la 4e édition du Salon de la sous-traitance automobile de Tanger. Le secteur automobile a connu un essor remarquable et s’est engagé vers davantage d’intégration locale, avec le développement de son tissu d’opérateurs nationaux et la diversification de ses métiers. Il a noté que, de 2014, année de lancement du PAI, à 2016, le chiffre d’affaires du secteur à l’export a réalisé une évolution de 50%, passant de 40 milliards de dirhams à 60 milliards de dirhams avec une perspective d’exporter à hauteur de 100 milliards de dirhams avant 2020. « Nous avons atteint la taille critique qui attire les équipementiers de tous les continents, y compris ceux des pays asiatiques », avait précisé le ministre. Le projet de création de la « Cité Mohammed VI Tanger Tech », lancé par le roi Mohammed VI, est un facteur décisif pour les investisseurs asiatiques, qui auront la possibilité de produire au Maroc et d’exporter à l’international, à partir d’un véritable hub pour l’Europe et l’Afrique.

Selon lui, les objectifs tracés à l’horizon 2020 pour le secteur automobile seront largement atteints, ce qui signifie très clairement que la stratégie nationale devrait être adaptée pour aller au-delà, car elle s’avère désormais obsolète. Le royaume a aujourd’hui une capacité de fabrication de 650.000 véhicules par an et fait partie des grands fabricants de l’automobile dans le monde, avec le nouvel objectif d’atteindre 1 million de véhicules, un taux d’intégration locale de 80% des véhicules sortant du royaume et un chiffre d’affaires annuel de 10 milliards d’euros à l’horizon 2020, avec à la clé la création de 160.000 emplois, avait observé le ministre. Le pays a avec Renault 2 milliards d’euros annuels de pièces détachées en perspective à l’export, « ce qui est colossal », en plus d’un milliard d’euros avec PSA et de 600 millions de dollars avec Ford.

Ainsi, avec la restructuration du secteur en écosystèmes métiers, la mise en place de dispositifs d’appui et de financement adaptés et le lancement de l’écosystème Renault et du projet Peugeot, le Maroc s’achemine à grands pas vers la réalisation des objectifs escomptés pour ce secteur prometteur. Et avec le nouveau projet du groupe Renault au Maroc, l’industrie automobile enregistre une grande performance consistant à développer une plateforme mondiale d’approvisionnement, susceptible de conférer au pays une position de choix sur l’échiquier mondial et de réaffirmer son attractivité et sa capacité à drainer davantage d’investissements dans divers secteurs primordiaux.

 

 

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