Ces anges déchus de Hanae El Ouadghiry

  • Marocains partout
  • 20 Septembre 2017 - 09:01

La jeune artiste-peintre Hanae El Ouadghiry expose, jusqu’à fin septembre, ses dernières œuvres sur les cimaises de la galerie de l’Institut français de Fès. L’artiste, qui a choisi d’intituler son exposition «la chute des anges», s’aventure à travers un savant mélange de formes et de couleurs dans une quête d’un univers onirique qui s’installe sur la toile. L’œuvre picturale de Hanae El Oudghiry porte la trace de son auteur. La couleur imprimée sur ses tableaux est traversée par des gestes brutaux et parfois par la douceur d’une blessure inavouée, une amertume retenue. Une certaine amertume qui revient dans les propos de l’artiste, qui confie que le choix de «la chute des anges» comme titre revêt, certes, un sens purement figuré, mais renvoie tout de même à «un départ, à une tristesse, une amertume, une blessure difficilement dissimulable dans les œuvres».

L’artiste, économe en paroles, préfère laisser les formes parler à sa place. «Je revendique le silence de l’œuvre au contact violent avec les bruits de ce monde», dit-elle. La forme ronde de ses tableaux, une dizaine au total, renvoie, selon elle, au temps, aux aléas de la vie, aux sensations. Dans sa «confession artistique», l’artiste dit préférer rester «ambiguë, proche du surréalisme». Pour Christophe steyer, directeur de l’institut français de Fès, «même si l’artiste avance humblement qu’elle n’a rien à dire, elle exprime tant de sentiments». «Son œuvre picturale a beaucoup de choses à exprimer, par ce caractère explosif des œuvres, par cette violence même du geste qu’elle nous transmet», relève-t-il.

 

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