Home / Maroc / Ana Maghribi(a), ces courts qui en disent long  

Ana Maghribi(a), ces courts qui en disent long  

Ana Maghribi(a)COURT-MÉTRAGE – Placée sous le thème de l’engagement, la 6e édition du concours international de films courts, «Ana Maghribi(a)» (Moi Marocain(e), a récompensé 5 créations originales, présentées jeudi 17 octobre 2019 à l’Institut français de Casablanca. Il s’agit d’un concours international de films courts, ne dépassant pas les 90 secondes, réalisés sur smartphone, appareil photo ou tablette. Avec une prime 10.000 dirhams et la production d’une websérie avec JawJab, le premier prix du jury est revenu à «Pour ma fille» de Soukaina Biedallah qui évoque la situation des femmes battues dans la société marocaine à l’ère du mouvement Masaktach. Le deuxième prix a été décerné à «Hani Jay» de Yassine Iguider qui remporte un chèque de 5.000 dirhams et la production d’une websérie avec JawJab. Le jury a attribué son troisième prix, de 3.000 dirhams à «6’clock» de Sami Elibrahimi 

Yazid Bahraoui et son film «La femme et le power ranger» s’est vu attribué le prix spécial de l’Institut français du Maroc. Ce prix permettra au gagnant de passer un stage de dix jours au Festival international du film de la Rochelle. «Cette formation s’inscrit dans le cadre de la politique de coopération audiovisuelle et culturelle de l’ambassade de France au Maroc qui réaffirme sa volonté de soutenir les artistes de demain», comme l’expliquent les organisateurs. Il y a eu aussi une mention spéciale d’encouragement pour le film «Le Saint tissu», réalisé par Fayrouz Harmatallah Sbaii qui avait déjà remporté le prix de l’Institut français en 2018. Le concours Ana Maghribi(a) a invité cette année les jeunes à s’interroger sur le thème de l’Engagement. Ils ont eu l’occasion d’explorer cette notion d’un point de vue personnel ou collectif. L’idée exprimée dans le film a été le premier critère de sélection, avant la réalisation et la qualité technique 

Outre Lamia Chraibi, le jury de cette édition a été composé de la comédienne Sonia Okacha, de l’actrice Fatym Layachi, du directeur général adjoint du studio créatif JawJab, Younès Lazrak et de la directrice de communication du Crédit du Maroc, Mouna Benrhanem. Ce concours, lancé en 2014 par l’Institut français du Maroc, a été créé afin de proposer un espace de libre expression et de créativité pour les jeunes (moins de 30 ans) sans contraintes de moyens. Il a pour vocation d’interroger la jeunesse sur des thématiques qui la concernent, dont l’identité, le statut des femmes, le changement climatique, l’ouverture au monde et le vivre ensemble. 

About Rédaction

Check Also

code pénal

CNDH : Et si enfin on désislamisait le code pénal…   

SOCIÉTÉ – L’affaire de la journaliste Hajar Raissouni, condamnée pour « avortement illégal » et « relations sexuelles hors mariage » ...