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A dos d’ânes ou bosse de dromadaires  

dos d’ânesSOCIÉTÉ – A Casablanca, les ralentisseurs, censés obliger les automobilistes à réduire la vitesse à l’approche d’un carrefour ou d’un bâtiment stratégique, s’apparente plutôt à des bosses de dromadaires qu’à des dos d’ânes. Il suffit d’une inattention, d’un freinage tardif ou tout simplement d’un ralentissement insuffisant pour massacrer les amortisseurs, voire la calandre. Ces bosses poussent comme des champignons du jour au lendemain. A moins d’être devin ou médium, impossible de prévoir l’endroit où un dos d’âne va surgir. Ces ralentisseurs, dont une majorité est l’œuvre de citoyens, près de leurs habitations et commerces, n’obéissent donc à aucune logique, ni norme. Souvent, il est impossible de les apercevoir surtout la nuit en raison de leur couleur noire aggravée par l’absence de l’éclairage public dans certaines zones et des indications de limitation de vitesse. Pourtant, la conception des ralentisseurs de vitesse est, logiquement, soumise à des normes réglementaires bien définies. Ils sont régis par un arrêté conjoint du ministère de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies et du ministère de l’Equipement et des Transports, publié au bulletin officiel n° 5636 en 2008. Mais dans une ville comme Casablanca, où l’anarchie règne en maitre, ce genre de réglementation ne sert qu’à remplir les tiroirs poussiéreux d’une administration décalée de la réalité. En attendant un réveil des autorités locales, ce sont les automobilistes qui ont bon dos… 

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