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Le Maroc, leader économique panafricain

Le Maroc, qui est le second pays en termes d’IDE en Afrique, apparaît aujourd’hui comme une tête de pont de nombres d’investissements internationaux sur le continent, souligne un rapport rendu public par l’Institut Montaigne, un think tank indépendant consacré aux politiques publiques en France. «Le Maroc affiche clairement ses ambitions : devenir un leader panafricain, économique et politique», souligne le document intitulé : «Prêts pour l’Afrique d’aujourd’hui ?». Le Maroc a son propre agenda de conquête des marchés au sud du Sahara, appuyé par une diplomatie économique offensive, au plus haut niveau de l’Etat, menée par SM le Roi Mohammed VI, affirme le document.

Les auteurs du rapport relèvent aussi que le Souverain souhaite faire du Maroc un véritable hub pour l’Afrique, faisant observer qu’après les secteurs bancaire ou aérien, le Maroc se projette dans l’agro-industrie. L’OCP a ainsi inauguré en février 2016 une usine entièrement dédiée à l’export d’engrais vers l’Afrique subsaharienne, rappelle le rapport, soulignant qu’avant de réintégrer l’Union Africaine à Addis Abeba, le Maroc a posé la première pierre d’une usine d’engrais en Éthiopie. Le document indique aussi que la CEDEAO (Communauté des États d’Afrique de l’Ouest) a donné son feu vert à l’adhésion du Royaume au sein de son organisation, expliquant qu’en l’intégrant, le Maroc pourra bénéficier de droits de douane avantageux pour exporter dans la région et accélérer sa montée en puissance sur le continent.

Le document affirme, par ailleurs, que certaines entreprises françaises ont choisi de faire du Maroc leur porte d’entrée vers l’Afrique sub-saharienne, alors que d’autres ont choisi de s’allier à des entreprises marocaines pour conquérir des marchés au sud du Sahara. « Rabat poursuit ainsi son propre agenda et les entreprises marocaines ne seront pas systématiquement les alliées des entreprises françaises en Afrique sub-saharienne », fait observer le rapport, précisant que sur certains marchés, la construction par exemple, le Maroc concourt très clairement face aux Français.

Le rapport s’intéresse à la politique africaine de la France, estimant que malgré ses liens historiques avec l’Afrique francophone et en dépit de sa connaissance intime de l’environnement africain, elle n’a pas su proposer de stratégie de long terme pour le développement économique du continent. L’Institut Montaigne est un think tank indépendant qui a pour vocation d’élaborer des propositions concrètes dans les domaines de l’action publique, de la cohésion sociale, de la compétitivité et des finances publiques. L’Institut se veut une plateforme de réflexion, de propositions et d’expérimentations consacrée aux politiques publiques en France.

 

Rédaction (Avec MAP)

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